Lundi 2 mars 2009


Présentation : Adaptée d’une série de romans de Nagaru Tanigawa, débutés en juin 2003 au Japon, la production de la série TV La Melancolie de Haruhi Suzumiya (ou Suzumiya Haruhi no Yuutsu en VO) fut confiée au studio Kyoto Animation à qui l’on doit Full Metal Panic ?! Fumoffu ! et The Second Raid. Réalisée par Tatsuya Ishihara, elle compte 14 épisodes et fut diffusée sur Chiba TV du 2 avril au 2 juillet 2006.



Scénario : Haruhi Suzumiya n’a aucun intérêt pour les humains ordinaires. En revanche, les Aliens, voyageurs temporels, voyageurs dimensionnels et Espers sont les bienvenus. Pour faciliter les échanges avec le paranormal, Haruhi décide de créer son propre club associatif. Après avoir réquisitionné un local et forcé quelques lycéens à devenir membres, SOS Brigade est né. L’objectif : découvrir tous les mystères du monde et les résoudre !



Avis : Forte d’une réalisation remarquable, d’un chara-design agréable et de personnages charismatiques ayant un certain sens du délire, cette série avait de nombreux atouts en sa faveur. Le premier épisode, parodie très pertinente d’un film amateur, donnait d’emblée le ton et laissait présager du meilleur. Néanmoins, la série s’enferma assez rapidement dans un schéma narratif redondant, et au final peu intéressant, malgré les sympathiques clins d’œil aux grands classiques de l’animation japonaise qui parsèment l’œuvre. Certes, il y a bien un scénario mais celui-ci reste assez obscur, sentiment renforcé par le fait que les épisodes furent diffusés dans le désordre à la TV japonaise. Concept qui se voulait original mais qui, finalement, n’aide pas à comprendre l’histoire et encore moins à rentrer dans l’œuvre. D’ailleurs, on est en droit de s’interroger sur l’intérêt d’un tel scénario qui semble être un simple prétexte pompeux et maladroit pour justifier les folles pérégrinations de la SOS Dan.

Les personnages sont quant à eux sympathiques mais là encore on peut déplorer que leur psychologie reste superficielle et surtout qu’ils n’évoluent pas tout au long de ces 14 épisodes.

Au vu de ce constat, on peut donc légitimement se demander comment une telle série a-t-elle pu connaître un succés aussi foudroyant ? La réponse est simple : grâce à internet et plus particulièrement le site Youtube.

En effet, cet anime a une botte secrète qui tient en trois mots : Hare Hare Yukai. Cet ending entraînant et dansé par les protagonistes de la série va très rapidement faire le buzz sur la toile. Fun et simple d’accés, cette chorégraphie va rapidement être reprise par un nombre innombrable d’otakus, même par des gunplas, c’est dire !

Néanmoins, il convient de ne pas oublier l’attaque qu’utilise Mikuru dans le premier épisode et qui fit également son petit effet auprès des spectateurs pour son potentiel fun : le Mikuru Beam. Ce rayon oculaire dévastateur fut autant repris et parodié sur Youtube que le Hare Hare Yukai mais quand on évoque cette série, elle reste malgré tout indissociable de cette chanson et de sa fameuse chorégraphie.

Bref, vous l’aurez compris, La Mélancolie de Haruhi Suzumiya est une série au succés aussi incompréhensible qu’inespéré. Faisant fi de tout le buzz qui l’entoure, on a un anime irréprochable techniquement, distrayant sans être ultime, loin de là même. Kyoto Animation tentera par la suite avec Lucky Star de réitérer le succés de Haruhi mais la sauce ne prendra pas, malgré un ending dans la même veine et des thématiques sans intérêt mais logiquement géniales aux dires de certains.

Vous serez peut-être déçus mais non, je ne posterai pas l’ending de Haruhi ici. Je tiens à ce que mon blog soit épargné par ce phénomène discutable ;)


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Lundi 2 mars 2009


Présentation : Basée sur une série de sound novels créés par Ryukishi07 et son groupe "07th Expansion", Higurashi no naku koro ni est une série de 26 épisodes produite en 2006 par le Studio Deen. La réalisation est assuré par Chiaki Kon sur un scénario de Toshifumi Kawase et un character design de Kyuuta Sakai. Les musiques sont, quant à elles, composées par le toujours talentueux Kenji Kawai.
La série a été diffusée au Japon du 4 avril au 26 septembre 2006 et une deuxième saison de 24 épisodes, Higurashi no naku koro ni kai, sera diffusée par la suite



Scénario : Keiichi Maebara est transféré dans une école située à Hinamizawa, un petit village isolé du Japon. Sa nouvelle vie commence plutôt bien avec ses quatre nouvelles camarades de classe, Rena, Mion, Satoko et Rika qui l’acceptent tout de suite dans leur club de jeux de société.
Mais tout devient de plus en plus obscur au fur et à mesure que Keiichi apprend l’histoire du village… Il y a quatre ans, les villageois se sont réunis pour empêcher la construction d’un barrage qui aurait détruit le village entier. Et le conflit se serait terminé par un meurtre et une disparition mystérieuse, qui maintenant, se reproduiraient chaque année à la même date. Keiichi découvre alors que ses quatre nouvelles amies ne seraient peut-être pas aussi innocentes qu’elles le prétendent…



Avis : Sous des dehors kawaï de par son chara-design et ses personnages drôles et sympathiques, Higurashi no Naku Koro ni n’est assurément pas une série à mettre entre toutes les mains. Nous ne sommes pas encore au niveau de Elfen Lied mais on s’en rapproche, grandement.

Commençant donc comme une enquête policière menée par des adolescents, cette série va vite sombrer dans la folie la plus pure et le gore sans fioriture. En effet, à Hinamizawa, il y a des mystères qu’il n’est pas bon de soulever.

Cet anime possède deux grandes forces : le traitement de son scénario et ses personnages. L’histoire n’est pas spécialement complexe à la base mais en prenant le parti de la montrer successivement du point de vu de chaque personnage, le staff a créé avec succès un scénario à tiroirs. Il faudra suivre le récit du point de vu de chaque personnage pour reconstituer le puzzle permettant d’élucider les mystérieux meurtres qui ont lieu dans la petite ville d’Hinamizawa et il est indéniable qu’aucun des protagonistes n’est étranger à ces événements.

L’autre atout de cette série est ses personnages. De prime abord classique, puisque ce sont des adolescents joyeux st sympathiques, on découvre bien vite qu’ils ont chacun leurs problèmes et une grande facilité à péter les plombs de façon terrifiante. Difficile, en effet, de ne pas être mal à l’aise, voire terrifié, devant leur folie latente, leur potentiel à devenir extrêmement violents et incontrôlables quand la situation leur échappe.

Malgré une réalisation assez sommaire mais inspirée, Higurashi no Naku Koro ni propose une plongée éprouvante au cœur de la folie humaine qui peut se réveiller en chacun de nous, au gré des circonstances. Véritable festival de massacre et de violence exacerbée, cette série, où la tension ne retombe jamais, prend intelligemment à contre-pied l’image de la loli douce et soumise comme on la voit trop souvent dans les animes nippons. Ici, difficile d’imaginer que l’une des héroïnes puisse devenir un fantasme pour otakus tant les pétages de plomb auxquels on assiste sont terrifiants. Bref, une excellente série horrifique à voir, angoissante, mais intelligente, et loin des clichés de l’animation en général.




Pour preuve de l’inventivité graphique de la série, voici son excellent opening qui pose tout de suite l’ambiance du titre.

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Dimanche 15 février 2009


Présentation : Initial D est un anime adapté du manga éponyme de Shuichi Shigeno dont la parution a commencé en 1995 et qui compte actuellement 37 tomes. Le first stage, titre de la première saison, a commencé sa diffusion le 18 avril 1998 sur la chaîne Fuji Télévision et s’est terminé le 28 novembre de la même année pour un total de 26 épisodes.



Scénario : Takumi Fujiwara, fils d'un ancien street racer, Bunta Fujiwara, livre du tofu depuis cinq ans tous les jours vers 4h00 du matin au volant de sa voiture, une Toyota Sprinter Trueno AE86 (appelée 86) au moment où l'histoire commence. Il sera, contre son gré au début, amené à courir avec la 86 que lui prête son père contre des concurrents au volant de bolides tous plus puissants les uns que les autres. Mais il va devenir par la suite le plus grand des "street racers"...



Avis : Handicapée par un chara-design très particulier et une réalisation qui a quelque peu vieilli, Initial D est une série à voir, pour peu que l’on ne soit pas allergique aux courses de voiture. D’autant qu’il n’y a pas que ça dans cet anime, même si le « street racing » est très mis en avant. En effet, on suit un groupe de lycéens avec tout ce que cela implique : peine de cœur pour les uns, problèmes scolaires pour les autres…mais il y a une chose qui la fédère tous : la mécanique. Tous dingue de tuning au sens noble du terme, ils ont à cœur de tester leurs capacités de pilote et la puissance de leur bolide dans des courses nocturnes de plus en plus dangereuses. Les passages tranche de vie d’Initial D sont très sympathiques et rendent les personnages attachants mais la série prend toute son ampleur lors des courses. En effet, la réalisation ultra dynamique et l’Eurobeat très entraînant qui rythme les duels, confèrent un côté épique à la compétition que se livre les pilotes et chaque course devient un vrai morceau de bravoure. On en prend donc plein les yeux, même si la modélisation 3D des voitures s’est considérablement améliorée depuis, et les oreilles !

Bref, Initial D est une série originale du fait de son sujet et particulièrement agréable à suivre grâce au soin apporté à la réalisation et aux musiques. A noter que l’un des meilleurs groupes japonais, les créatifs m.o.v.e, ont commencé en signant les génériques de cet anime et lui sont restés fidèles au fil des années.




Voici d’ailleurs l’excellent opening « around the world » signé justement m.o.v.e.

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Dimanche 15 février 2009



Présentation : En 1991, Naoko Takeuchi publie Code name wa Sailor V. Cette oeuvre remporte un énorme succès, au point que Toei Animation souhaite en tirer une série animée. Kodansha et Toei lui demandent de dessiner une nouvelle série basée sur le même concept, mais avec cette fois cinq héroïnes, pour servir de point de départ à l'anime. Une série Tv sortira donc simultanément au manga et sera intitulée Bishoujo Senshi Sailor Moon et bien évidemment le succés sera au rendez-vous tout au long des 46 épisodes que compte cette première saison, et dont la diffusion s’étendra du 7 mars 1992 au 27 février 1993.



Scénario : Usagi Tsukino est une collégienne très normale en apparence: distraite, maladroite et un peu pleurnicharde sur les bords. Mais sa vie va basculer lorsqu'elle rencontre Luna, un chat au front orné d'un croissant de lune et qui parle! Il lui apprend qu'elle est une guerrière chargée de protéger la Terre des attaques du Royaume des Ténèbres. Usagi accepte cette mission bon gré mal gré et apprend peu à peu à maitriser ses pouvoirs, mais elle ne se révèle pas très douée... Heureusement, elle peut compter sur l'aide du mystérieux Homme Masqué, qui surgit de nulle part lorsqu'elle est en difficulté...



Avis : Non je ne suis pas tombée sur la tête en vous proposant un article sur la première saison de cette série, surtout connue pour son fort côté commercial mais qui possède, à n’en point douter quand on la connait un minimum, une certaine profondeur.

En effet,  le scénario, s’il s’avère relativement simple, est bien construit et, étant d’une certaine richesse, il permet pas mal de rebondissements assez savoureux. Le final est d’ailleurs d’une grande beauté dramatique. Dommage qu’il perde de son impact avec l’avènement de la seconde saison, Sailor Moon R, mais bon les contraintes commerciales sont ce qu’elles sont…

Néanmoins, le gros point fort de cet anime est sans aucun doute ses personnages. Charismatiques et très réalistes, ils sont très rapidement attachants et il devient un vrai plaisir de suivre leurs pérégrinations, souvent burlesques et délirantes, dans les nombreux filers de la série. Car il est évident que le scénario pouvait tenir sur 26, voire peut-être même 13 épisodes, mais Toei étant passé par-là, forcément on se retrouve avec un anime de 46 épisodes. Vu son fort potentiel commercial, il fallait bien faire durer la série mais la sauce prend excessivement bien et on prend un vrai plaisir à suivre les aventures de nos cinq sailors senshis, au point d’en redemander au bout de 46 épisodes, déçus que la série se termine déjà (mais ce n’est qu’un « au revoir » comme on le verra plus tard). D’autant que Sailor Moon, ce n’est pas qu’un anime drôle, fun et souvent parodique. Naoko Takeuchi dépeint avec beaucoup de justesse les tourments qui peuvent frapper les adolescentes. Ainsi, les problématiques du divorce des parents, de pression scolaire, de solitude, de rejet par les autres, d’échec scolaire, de relations fraternelles, de responsabilités familiales…sont abordés avec réalisme. La situation de nos héroïnes touche bien évidemment leur cœur de cible, les adolescentes, mais aussi les autres tant le propos est exposé intelligemment et se suit avec enthousiasme.

Niveau réalisation par contre, l’anime est quelque peu à la ramasse mais il l’était déjà à l’époque, en 1992 ! Toei Animation oblige, on a droit à beaucoup de plans fixes, de réemplois de scènes et un character design fluctuant malgré un design de base très séduisant. L’anime n’est pas hideux et se laisse regarder mais il faut reconnaître qu’on était en droit d’obtenir mieux. Les musiques sont, quant à elles, très belles et collent parfaitement aux différentes situations. Pour finir, préférez la VO à la VF qui, malgré les efforts de ¾ comédiens de doublage, est de piètre qualité.

Bref, vous l’aurez compris, Sailor Moon est devenu au fil des ans un classique du Shoujo et cela est amplement mérité ! Une série à regarder sans à priori qui recèle beaucoup d’humour et d’émotion et qui fait passer un très bon moment.


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Samedi 31 janvier 2009


Présentation : Silent Hill 2 est un jeu vidéo d'action-aventure de type survival horror développé par Konami CE Tokyo et sorti en 2001 sur PlayStation 2. Le jeu a été porté sur Xbox dans une version sous-titrée Inner Fears et a été réédité dans une version director's cut sur PlayStation 2 et Windows en 2002. Le jeu fait partie de la série Silent Hill.



Scénario : Sur une aire de repos, aux portes de Silent Hill, James Sunderland s'interroge. Comment sa femme, Mary, morte il y a trois ans,  a-t-elle bien pu lui faire parvenir une lettre ? "Rejoins-moi dans notre lieu à nous." Qu'est-ce que cela peut vouloir dire ? La confusion et le malaise règnent dans son esprit. James est désormais à la croisée des chemins. Pour découvrir la vérité, il devra s'enfoncer dans l'épais brouillard de la ville et surmonter les cauchemars innommables qui l'habitent.



Avis : Il existe des jeux qui laissent une trace indélébile dans le cœur des joueurs car ils proposent une aventure marquante, inoubliable. Silent Hill 2 en fait immanquablement parti.

Proposant une relecture du mythe d’Orphée, Silent Hill 2 permet au joueur d’incarner James Sunderland qui décide d’arpanter la ville de Silent Hill afin de retrouver sa femme, censée s’y trouver. Ce que James ne sait pas, c’est que cette petite bourgade des Etats-Unis est devenue une anti-chambre de l’enfer. En effet, la ville est dans un état de décrépitude avancé et elle est peuplée de monstres et autres êtres étranges. En outre, il fera également la rencontre de gens en rupture de galère, venus s’échouer à Silent Hill afin de trouver une réponse à leurs questions ou tout simplement de se retrouver. Néanmoins, on peut se demander si ce ne sont pas les humains, en fin de compte, qui ne sont pas les plus dangereux dans un tel contexte.

La grande force de ce jeu est son parti-pris esthétique tout simplement grandiose. La ville de Silent Hill est constamment engluée dans un brouillard épais qui rend sa découverte angoissante et oppressante. Le jeu bénéficie d’un grain d’image bien particulier, et cher à la série, qui lui donne une identité propre. Doté de scènes cinématiques magnifiques de réalisme et très inspirées ainsi que de graphismes impeccables, ce Silent Hill attire le joueur malgré un gameplay toujours un peu trop raide, même si un gros effort a été fait par rapport au précédent volet. La bande-son, remarquable, signée Akira Yamaoka instaure une ambiance propre à ce titre et renforce le potentiel horrifique et dramatique de chaque scène. Les monstres, quant à eux, font parti d’un bestiaire que n’aurait pas renié Freud puisqu’ils ont été créés en se basant sur les peurs les plus primitives de chacun, les peurs freudiennes. Difficile donc de ne pas éprouver de malaise, d’angoisse, de peur quand on en croise un.

Mais Silent Hill 2 ce n’est pas qu’un Survival Horror très réussi et à l’ambiance particulièrement inspirée. C’est avant tout une expérience personnelle qui vaut la peine d’être vécue au moins une fois dans sa vie. Le jeu d’Akira Yamaoka laisse une trace indélébile dans le cœur du joueur qui en ressort changé après l’avoir terminé. En effet, James parcourt les enfers à la recherche de sa défunte femme mais ceux-ci sont nés directement de son subconscient. Ses peurs, ses angoisses, ses pulsions les plus inavouables et surtout sa culpabilité se matérialisent de façon monstrueuse dans chaque rue, chaque bâtiment de la ville. Confronté à ses propres démons de la manière la plus crue qui soit, James n’aura de cesse de les affronter afin d’atteindre son but et ainsi avancer dans son existence placée depuis un certain temps en stand-by. Et c’est le joueur qui décidera de l’avenir du héros puisque chaque choix fait dans le jeu aura une répercussion sur la fin. Une idée judicieuse des développeurs donc pour pousser le joueur à retenter l’expérience afin de voir les différents finals proposés.

Vous l’aurez compris, il y a beaucoup à dire sur ce titre qui est, en tout point, une réussite. Assez de longs discours, le meilleur moyen de se faire une opinion sur ce grand classique est d’y jouer !


 

Le minimum que je puisse faire pour vous donner envie de vous essayer à ce monument du jeu vidéo est que je vous propose de voir l’excellente ouverture.

Par Moonworld - Publié dans : Jeux Videos
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