Dimanche 21 décembre 2008



Présentation : Hokuto no Ken Yuria Densetsu ou la legende de Yuria en français est une OAV sortie le 23 février 2007 au Japon centrée sur le personage donc de Yuria et qui s’inscrit dans le projet Shin Kyūseishu Densetsu institué pour fêter les 25 ans de la saga Hokuto no Ken. On retrouve donc le même staff que pour le premier film Hokuto no Ken Raoh Den Jun-ai no Shō.



Scénario : Cette fois-ci l’histoire nous est présentée du point de vu deYuria. Tout commence donc lors de la jeunesse des différents protagonistes qui voit Kenshiro hériter du titre d’héritier du Hokuto Shinken. Ne le supportant pas Jagi, l’un des frères aînés de Kenshiro, va tout faire pour se venger de ce dernier et après avoir vainement tenté de le tuer, va mettre en œuvre une sombre manipulation pour l’éloigner de la femme qu’il aime et le dresser contre son meilleur ami. Néanmoins, en femme de caractère, Yuria refusera son destin.



Avis : Yuria Den nous conte le parcours de Yuria, la bien aimée de Kenshiro, dans un monde ravagé par l’enfer nucléaire et en proie au chaos le plus total. On suit donc sa jeunesse, son histoire d’amour naissante avec le futur homme aux sept cicatrices puis sa séparation d’avec son bien aimé. Plus ou moins contrainte d’abandonner Kenshiro et de suivre Shin, elle acceptera son destin, n’y voyant pas d’échappatoire, mais saura rapidement saisir la moindre opportunité se présentant pour s’enfuir et prendre en main sa destinée. Car contrairement à l’image que l’on pourrait se faire du personnage, Yuria est un personnage féminin fort qui ne manque pas de ressources pour survivre dans ce monde de brutes et qui n’hésitera pas à se porter en contre-pouvoir du Ken’Oh, l’impressionnant Raoh par conviction personnelle.
On s’attache donc vite à cette belle femme calme, forte et réfléchie et on comprend aisément pourquoi tous se l’arrachent, d’autant qu’elle jouera un rôle déterminant dans l’histoire.
Avec une réalisation originale et pertinente, Yuria Den est une excellente OAV que l’on prend plaisir à regarder. La musique de Yuki Kajiura fait toujours des merveilles quand il s’agit d’instaurer une ambiance ou de marquer les scènes clés en doublant leur intensité. On peut néanmoins regretter un chara-design beaucoup moins réussi que dans les films même si le design de Yuria a subi un petit lifting du meilleur effet. Le character-design apparaît moins travaillé et harmonieux, limite sommaire mais on s’y fait assez vite pour se concentrer sur l’excellente histoire proposée par cette OAV. Vous l’aurez compris, Yuria Den est un incontournable à voir pour peu que l’on apprécie la saga Hokuto no Ken.

Par Moonworld
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Jeudi 18 décembre 2008


Présentation : Code Geass ~ Lelouch de la rébellion est une anime créé par Sunrise. Réalisé par Goro Taniguchi et scénarisé par Ichiro Okouchi, le chara-design est signé Clamp. Il fut diffusé au Japon en 2006.



Scénario : Le 10 août 2010 du calendrier impérial, l'empire sacré de Britannia écrase les forces japonaises et conquiert le pays en moins d'un mois grâce à leur nouveaux mechas nommés Knightmare. Dans la défaite, le Japon perd son indépendance et est renommé Area 11. Les japonais perdent ainsi tous leurs droits et leur identité nationale et sont renommés Eleven. Déplacés dans des ghettos, ils cèdent la majeure part du territoire aux colons britanniens. Pourtant des mouvements rebelles naissent et les nationalistes japonais continuent la lutte pour l'indépendance.

Un jeune homme nommé Lelouch s'est juré de détruire l'empire de Britannia depuis que son père, l'empereur de Britannia lui-même, ne fit rien pour pourchasser les responsables de l'attentat qui coûta la vie de sa mère et qui mutila sa jeune sœur. Déchu de ses droits à l’accession au trône et contraint à l’exil, Lelouch attend l’opportunité de passer à l’action.

Sept ans plus tard, lors d'une altercation entre un groupe de rebelles Eleven et l'armée britannienne, il découvre un secret militaire : une mystérieuse jeune fille. En entrant en contact avec elle, Lelouch obtient le Geass, le « pouvoir de l'obéissance absolue » qui lui permet d'imposer sa volonté à toute personne qui croise son regard. Grâce à ce pouvoir, Lelouch va pouvoir mener son combat tant voulu contre Britannia afin de réaliser ses deux rêves : venger sa mère et créer un monde où sa sœur pourra vivre en paix.




Avis : Ayant la lourde tache de succéder à la saga Gundam SEED/Destiny, Code Geass rencontra vite le succés escompté par Sunrise grâce un scénario ambitieux, des personnages forts et une volonté d’amener le public féminin vers les animes de mechas, genre, il faut bien le dire, souvent réservé aux otakus. Déjà visible sur la saga SEED, Code Geass continue sur la lancée de son prédécesseur en intégrant à l’histoire des personnages féminins qui font jeu égal avec leurs homologues masculins et qui tiennent un rôle essentiel dans l’intrigue.

Le scénario de Code Geass se présente également comme une véritable fresque guerrière dédiée à la vengeance et aux luttes de pouvoir. Mettant en avant des sujets graves, à la fois sociaux, économiques et politiques, les épisodes qui narrent la vie quotidienne à l’académie Ashford sont les bienvenus pour détendre l’atmosphère et apporter un peu de répit au spectateur grâce aux différents délires de la présidente. Et c’est ce mélange des genres qui donnent toute son originalité à la série et lui a permis de conquérir un large public.

Néanmoins, le plus grand attrait de cet anime reste sans conteste son héros, Lelouch Lamperouge. Véritable anti-héros qui ne recule devant rien pour atteindre son but, Lelouch peut sans hésitation être considéré comme le Monte Cristo de l’animation japonaise. Son charisme, son aura, sa détermination et sa grande intelligence en font un personnage qui marque durablement et qui le feront entrer, à n’en point douter, au panthéon des héros mythiques de l’animation japonaise. D’autant que le tandem qu’il forme avec CC est des plus séduisant de par son glamour et son intelligence.

Opposé à lui se trouve Suzuka, son exact contraire : bon en sport, scrupuleux, voulant tirer parti du système, moralisateur tout en se comportant de façon douteuse moralement.

Il y aurait beaucoup à dire sur les protagonistes de Code Geass qui sont tous charismatiques à leur façon. Ils ont tous un fort caractère, des motivations et une vision de la vie à laquelle on adhère ou non et surtout jouent tous un rôle dans cette histoire de vengeance aux multiples ramifications.

Bref, avec une réalisation excellente, un chara-design plaisant, un mécha-design sympathique et tout ce qui a été énoncé précédemment, Code Geass est une série à ne pas manquer d’autant qu’elle offre un final magnifique. Il est juste dommage que les musiques ne soient vraiment pas à la hauteur si on excepte les excellents endings signés Ali Project. Mais pourquoi ne pas avoir confié la musique à Yuki Kajiura ?!


 

Par Moonworld
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Jeudi 18 décembre 2008


Présentation : Avenger est une création du studio Bee Train, à qui l'on doit Noir et .hack//SIGN. Elle est basée sur une histoire de Mitsuhiko Sawamura, qui avait déjà travaillé sur le scénario de .hack//SIGN. C'est Koichi Mashimo que l'on retrouve à la réalisation, comme pour les autres oeuvres du studio, tandis que le character design est assuré par Yukiko Ban, qui lui aussi a travaillé sur .hack//SIGN. Les musiques sont signées par Ali Project.
L'animé, qui compte 13 épisodes , a été diffusé du 2 octobre au 25 décembre 2003 sur TV Tokyo.

 



Scénario : Dans un futur indéterminé les Terriens ont colonisé Mars et se sont progressivement réfugiés dans de gigantesques cités-dômes. Mais les ressources naturelles sont limitées en raison de la rivalité entre les cités, une rivalité qui s'exprime au travers de combats organisés entre les champions de chaque cité. La nourriture et l'eau étant dès lors rationnés, il est interdit d'avoir des enfants et ceux-ci ont été remplacés par des androides, les dolls...

Layla Ashley, jeune femme au passé tragique, est devenue la championne de Serena City et profite d'un bon bain et d'un excellent dîner, avantages de son statut. Mais sa tranquillité est de courte durée. En effet, Garcia, un guerrier étranger, est venu à Serena City pour la défier en combat singulier et lui ravir son titre de championne...



Avis : Après Noir et .Hack//Sign, Koichi Mashimo s’est remis à la réalisation d’une production Bee Train avec cette fois-ci pour thème la Science-Fiction. Yuki Kajiura n’est plus aux musiques mais cède sa place à Ali Project qui signe une bande son qui sied parfaitement aux paysages marsiens de cette série. La réalisation est bonne, sans être exceptionnelle, et une fois de plus c’est le très beau chara-design et les idées de réalisation qui se distinguent. En effet, Mashimo a réalisé cet anime d’une façon que n’aurait pas renié Sergio Leone avec ces affrontements où la tension est très perceptible malgré les visages impassibles des protagonistes. Difficile aussi d’omettre les fameux travelings sur le regard des différents personnages si chers au réalisateur. Bref, un style remarquable et remarqué, qui ne plut assurément pas à tout le monde mais bon, il est bien connu que lorsqu’on s’éloigne des sentiers battus, ça ne fait pas l’unanimité ! C’est d’autant plus vrai concernant les personnages, certes charismatiques, mais énigmatiques et peu bavards qui furent pris en grippe par des anime-fans en quête de facilité. Et que dire de l’histoire complexe, mais passionnante, narrée de façon métaphorique ?

Bref, vous l’aurez compris, Avenger est un vrai anime novateur qui apporte un peu de fraîcheur à un genre aussi éculé que la SF. Néanmoins, il faudra s’accrocher lors du visionnage pour saisir toutes les subtilités du scénario et percer à jour les personnages qui n’en demeurent pas moins attachants. Mais bon, il vaut bien ces quelques efforts !





Par Moonworld - Publié dans : Animes
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Dimanche 16 novembre 2008


Présentation : Jigoku Shōjo, est une série de 26 épisodes produite par Aniplex et Studio Deen. Elle a été diffusée au Japon entre le 4 octobre 2005 et le 4 avril 2006. Suite au succès de la première saison, une deuxième saison de 26 épisodes intitulée Jigoku Shōjo Futakomori a vu le jour. Une troisième saison intitulée Jigoku Shōjo Mitsuganae est actuellement en diffusion à la télévision japonaise.

 

 

 




Scénario :
Lorsque minuit sonne, un étrange site internet ouvre ses portes. Des gens comme vous et moi peuvent y inscrire le nom d'une personne dont ils veulent se venger. Si la requête est acceptée, Enma Ai alias Jigoku Shoujo vient remplir le contrat et envoie cette personne en enfer. Mais tout ceci implique une lourde compensation. En effet, la personne qui aura souhaité vengeance se verra aussi envoyée aux enfers après sa mort et ne connaîtra jamais le paradis...








Avis : Série culte au Japon, Jigoku Shoujo mérite amplement ce titre tant cet anime s’inscrit dans son époque et parle à tout un chacun. En effet, Il nous propose une véritable peinture des maux et travers que l’on rencontre dans les sociétés modernes et Enma Ai s’impose comme une figure salvatrice au début mais très vite on verra que tout n’est pas si simple et que la vengeance n’est pas nécessairement la réponse la plus adéquate à la souffrance. Bref, toutes les méchancetés, vices, perversions dont est capable le genre humain sont passés en revue dans Jigoku Shoujo avec beaucoup de réalisme mais on nous présente aussi sur un plateau la bêtise, la mesquinerie ou la cruauté ordinaire avec justesse et si la vengeance sera souvent jubilatoire et amplement méritée, parfois elle ne résoudra rien ou constituera même une erreur. A chacun d’en juger mais ce qui est sûr est que Enma Ai ne juge pas ses « clients ». Elle n’est que le bras armé de leur vengeance en attendant qu’elle obtienne la fameuse compensation à la mort de la personne avec qui elle a signé le pacte. Bref, un sujet pour le moins atypique dans la production animée actuelle, ce qui est salutaire d'autant que la redondance est évitée puisque chaque personne qui fait appel à Jigoku Shoujo a une histoire différente. En toile de fond à ces épisodes indépendants se dessinera une intrigue mettant en scène le passé de notre Jigoku Shoujo préférée puis celui de ses serviteurs dans Futakomori. Techniquement, la réalisation est de qualité constante et bien stylisée, le chara-design très beau. Les personnages sont charismatiques et attachants et les musiques installent parfaitement une ambiance sombre et oppressante nécessaire à ce genre de titre.

Bref, on suit avec beaucoup de plaisir les différents contrats qui lient notre Jigoku Shoujo. Un peu de la noirceur de l’âme humaine nous est distillée à chaque épisode dans ce qui s’apparente à une vaste comédie humaine dans le plus pur style japonais. Si vous n’avez pas peur des ambiances glauques, oppressantes et de réalisme cru, cet anime est assurément à voir tant il est original et d’une grande beauté.










Et pour bien montrer de quoi est capable le staff de la série niveau réalisation, voici l'ending de la première saison:

Par Moonworld - Publié dans : Animes
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Dimanche 16 novembre 2008


Présentation : Fate/stay night est un jeu vidéo, de type visual novel érotique, crée par TYPE-MOON et sorti en 2004, se déroulant dans le même univers que Tsukihime. Une adaptation en série animée de 24 épisodes a vu le jour au Japon en 2006 par le Studio Deen.








Scénario :
Dans la ville de Fuyuki, une bataille fait rage entre deux combattants en quête du Graal et se solde par une gigantesque explosion. Dix ans plus tard, une nouvelle confrontation va avoir lieu. Sept magiciens en sont les acteurs. Ils sont les « Master » et chacun d'eux fait appel à l'une des sept classes différentes, connue sous le nom de « Servant ». Ils s'entretueront pour obtenir le 726ème Graal recensé par l'Eglise, au travers de la guerre pour le Saint Graal. Emiya Shirô, un adolescent qui a failli mourir dans l'explosion d'il y a dix ans, s'est vu sauver puis adopter par Emiya Kiritsugu. Aujourd'hui, Shirô vit seul dans ce que lui a légué son père adoptif à sa mort. Un soir, alors qu'il nettoie le club de tir à l'arc, des bruits l'interpellent. Il se rend compte qu'un combat a lieu entre deux hommes. Shirô ne s'enfuyant pas assez vite, meurt à cause d'un des deux adversaires. Heureusement, Rin, le Maître du second combattant le ressuscite à l'aide d'une pierre magique. L'ennemi n'abandonnant pas si facilement, retrouve la trace de Shirô et tente de nouveau de le tuer. Durant le combat, une étrange marque apparaît sur la main de Shirô. Inconsciemment, le jeune homme a invoqué un Servant au moment le plus critique : Saber. Il se voit alors contraint d'affronter les autres Maîtres et la guerre du Saint Graal peut alors commencer.








Avis :
Un mot peut très bien résumer Fate/Stay Night : inconstance. En effet, les 10 premiers épisodes de cette série sont lents, plats et peinent à passionner le spectateur tant l’intérêt a tendance à se relâcher rapidement. En outre, Shiro, le héros, est insupportable tant il accumule gaffe sur gaffe et semble s’obstiner à ne pas vouloir comprendre. Difficile également d’oublier les scènes érotiques du jeu d’origine transformées dans l’anime en scènes bâtardes et difficilement compréhensibles pour le néophyte alors qu’elles contiennent des éléments clés pour la compréhension de l’histoire. Néanmoins, passé ces 10 premiers épisodes quasi-catastrophiques et en faisant abstraction de ces quelques ratés, la série nous dévoilé les trésors de génie dont elle est capable. En effet, des scènes dramatiques d’une grande beauté viennent ponctuer certains épisodes et assurément marquent le spectateur. La réalisation se révèle à la hauteur et fourmille de bonnes idées pour renforcer le dynamisme des combats. Le chara-design est constant et se révèle très beau. Shiro s’améliore au fur et à mesure et devient presque admirable. Bref, si l’on ajoute à cela une histoire d’amour poignante et très belle ainsi qu’un final tout bonnement magnifique, Fate/Stay Night est une série assurément à voir même s’il faut s’armer de patience pour regarder ces 10 premiers épisodes qui posent un peu trop longuement les bases de l’intrigue. Et quand on sait que Kenji Kawaï a composé l’un de ses plus beaux OSTs pour cet anime, impossible de passer à côté de cette série si atypique et pourtant si attachante.








Et pour le plaisir le 2e opening de la série vraiment très réussi !

Par Moonworld - Publié dans : Animes
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