Présentation : Initié en 2005 pour fêter les 25 ans du manga, le projet Hokuto no Ken: Shin Kyuseishu Densetsu a pour but de revisiter la saga à travers 3 films et 2 OAVs. Nous avons dans l’ordre :
-en Mars 2006, Raoh Densetsu (la Légende de Raoh) film sorti en France le 14 Mai 2008.
-En février 2007, Yuria Densetsu (OAV)
-en Avril 2007 Raoh Densetsu 2 (Film)
-en Mars 2008 Toki Densetsu (OAV)
- et prévu pour l’automne 2008 le film Ken Densetsu.
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Resumé : Après une guerre atomique, l'humanité erre dans un monde
post-apocalyptique où la désolation et la violence règnent sans partage. Dans ces terres désolées, de puissants guerriers, détenteurs de techniques de combats ancestrales s'affrontent pour
imposer l'avenir de l'espèce humaine.
Kenshirô est l'un des héritiers du Hokuto Shinken, un art de combat ultime qu'il met au service des populations opprimées. Une autre école domine, celle du Nanto dont l'héritier auto-proclamé est
Souther dit l'Empereur sacré (car il est né sous l’étoile du souverain) qui assoit sa domination en terrorisant les populations. Pour accomplir sa destinée de sauveur, Kenshirô doit combattre
Souther, mais dans l'ombre du destin, se dresse devant lui, son propre frère Raoh qui se revendique comme étant Ken‘Oh (roi des poings) pour asseoir sa domination afin de pacifier le
pays par la peur et la force.
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Avis : Comme vous pouvez aisément le constater sur les screens, ce qui saute d’emblée aux yeux est le lifting que les personnages ont subi. En effet, le chara-design de ces nouveaux films a été confié à Shingo Araki qui est légitimement considéré comme l’un des meilleurs character-designers en activité au Japon. Le dessin est fin, détaillé et expressif. Les personnages apparaissent sous leur meilleur jour et il est très plaisant de noter que dans leurs attitudes, le staff a voulu leur donner un côté animal, félin, que ce soit pour Kenshiro ou Raoh par exemple. Ils apparaissent désormais comme de véritables forces de la nature, impressionnants de puissance, de courage et de détermination. Tous les personnages forcent le respect tant leur fougue et leur résolution est exacerbée. Les personnages féminins ne sont pas en reste non plus grâce à Reina, qui rivalise de prestance avec Raoh.
Le nouveau staff a voulu donner un côté grandiose à cette épopée humaine qu’est Hokuto no Ken. Les batailles entre les différentes factions s’apparentent à présent à de véritables guerres titanesques dignes des plus grands péplums. Ce côté péplum est justement renforcé par l’énorme bande son signée Yuki Kajiura qui, une fois de plus, magnifie chaque scène à l’écran et surtout les passages dramatiques. Holuto no Ken est à présent une vraie fable lyrique et les scènes d’anthologie ne manquent pas dans ce film. Certains regretteront que quelques personnages aient été évincés au profit d’autres mais cela permet de vraiment s’attarder sur leurs tourments et contradictions. En effet, contrairement au premier film sorti en 1986, ici les personnages ne sont pas manichéens, ont une psychologie fouillée et sont avant tout humains et non plus de simples machines à tuer. Alors, certains ont reproché à ce film son manque d’action. J’ai envie de leur répondre d’en rester aux films de Steven Seagal et compagnie car la saga Hokuto no Ken est quand même plus profonde que le simple bourrinage proposé par le premier film de 1986, qui ne représentait pas réellement le manga.
Niveau réalisation, c’est très correct même si ça aurait pu être mieux. A noter que les décors sont grandioses et magnifiquement détaillés. Exit aussi la censure et c’est tant mieux !
Bref, un film à aller voir absolument, que l’on soit fan ou non de l’homme aux 7 cicatrices car il est simple d’accès pour les néophytes (dont je fais partie) et il est assurément une grande réussite à tous les points de vu.
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