Animes

Mardi 16 juin 2009


Présentation : Soukyuu no Fafner Right of Left est un OAV de 50 minutes se passant avant la série TV du même nom. Disposant du même staff que la série d'origine, elle fut diffusée le 29 décembre 2005 à la télévision japonaise.




Scénario : Yumi et Kyo sont des enfants ayant été selectionnés pour prendre part à une mission secrète, être les pilotes des premières unités de combat Fafner conçues, la dernière chance de survie pour l'humanité. Leur ennemi est impitoyable et capable de lire dans l'esprit des humains. Les détails de leur mission restant secrets, les pilotes devront user de tout leur courage et détermination pour survivre et réussir leur mission.


Avis : Préquelle à la série TV en 25 épisodes Soukyuu no Fafner, Right of Left propose de suivre d'autres protagonistes dans leur combat contre les Festum à bord des Fafners afin de protéger le dernier refuge de l'humanité que constitue leur île. Toujours très bien réalisé et doté d'une design impeccable, cet OAV pousse encore plus loin l'exploration de thématiques abordées dans la série TV telles que le sacrifice, l'abnégation, le deuil, le pardon...

Cet OAV va également nettement plus loin dans le tragique. En effet, Right of Left est à déconseiller à tous ceux qui voudraient le regarder alors qu'ils n'ont pas le moral car son visionnage risque de vraiment les desservir. Les personnages, que je trouve personnellement plus attachants que ceux de la série, se battent pour leur survie et celle de leur île mais comprennent vite que le combat va s'avérer particulièrement difficile, voire perdu d'avance. Néanmoins, Ils parviendront à rassembler tout leur courage pour le mener avec un véritable héroïsme, franc et surtout impressionnant car, pour une fois, crédible.

Difficile de davantage s'étendre sur cet OAV sans spoiler mais sachez que si vous avez aimé Soukyuu no Fafner, Right of Left est un complément indispensable à la série puisque cet OAV est tout aussi réussi, si ce n'est plus. Une préquelle donc qui vous laissera marque indélébile dans votre coeur d'anime-fan, à n'en point douter.

Par Moonworld
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Mardi 16 juin 2009



Présentation :
Soukyuu no Fafner est une série TV du Studio Xebec comptant 25 épisodes diffusée du 4 juillet au 26 décembre 2006 sur TV Tokyo. Réalisée par Nobuyoshi Habara, on retrouve Hisashi Hirai au character-design, Naohiro Washio au mecha-design et le célèbre groupe Angela aux génériques et insert-songs.




Scénario : Sur une petite île japonaise isolée de tout, la vie semble s'écouler tranquillement jusqu'au jour où une entité gigantesque inconnue fait son apparition non loin de là et commence à attaquer l'île. Seuls les enfants ne comprennent pas ce qui se passe et sont rapidement évacués dans des abris souterrains. Les adultes quant à eux, savent comment réagir. En quelques instants, des champs de force sont activés autour de l'île et un véritable arsenal de guerre caché au milieu de la ville est déployé afin de faire face à cette entité qu'ils nomment Festum.


Avis : Soukyuu no Fafner fut injustement boudé à sa sortie car son scénario de départ fut jugé trop proche du sacro-saint Neon Genesis Evangelion. En effet, nombre d'éléments scénaristiques ne sont pas sans rappeler l'oeuvre majeure de Hideaki Anno. Néanmoins, Fafner parvint assez rapidement à se démarquer de son illustre aîné pour proposer un divertissement de grande qualité à ceux qui avaient eu l'intelligence de pousser le visionnage au-delà des tous premiers épisodes. En effet, loin des prétentions métaphysiques et philosophiques de Eva, plus sincère et plus abordable, Fafner propose au spectateur d'être le témoin d'une incroyable aventure humaine faite de sueur, de larmes, de sang mais aussi de moments d'une beauté rare. Chaque personnage devra faire des choix décisifs et accepter de lourds sacrifices pour survivre et assurer la survie de ses proches et de son lieu de vie en général. Les personnages sont très crédibles car profondément humains et rapidement attachants. Ainsi, le spectateur se voit souvent bouleversé, toujours ébranlé, par une série qui n'a pas peur de scènes tragiques souvent dures et d'une violence sans concession. Ces protagonistes simples et ordinaires font fasse à une situation extraordinaire et leur courage ainsi que leur sens de l'abnégation force le respect. Soukyuu no Fafner est une véritable série coup de cœur à la réalisation impeccable et au design séduisant dont il est difficile de témoigner de sa force dramatique par des mots. Audacieuse puisqu’elle aborde des thèmes difficiles comme le sacrifice, l’abnégation, le devoir, la mort, le deuil, le pardon, il faut la regarder, vivre l'expérience qu'elle propose et être témoin du combat grandiose et sublime que mènent ses protagonistes pour leur survie. Il est d'ailleurs incompréhensible qu'un anime de cette qualité ne soit pas toujours pas édité en France.


Pour vous donner un aperçu du style graphique et de la qualité des chansons composées par Angela sur cet anime, voici l'opening.

 

Par Moonworld
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Mardi 16 juin 2009


Présentation : Diffusé le 21 avril 2005 à la télévision nippone, cet OAV vient s'intercaler entre l'épisode 10 et 11 de la série même s'il est considéré comme l'épisode 14. Réalisé par le même staff, avec les même génériques de début et de fin, ce special constitue un bonus octroyé aux fans afin de leur permettre d'en savoir plus sur Lucy.




Scénario : Les relations entre Nyuu et Nana sont toujours aussi mauvaises. Bien que Kouta essaie d'arranger les choses, rien n'y fait. Nana, qui craint que Lucy se réveille, cherche à se débarrasser de Nyuu...


Avis : Débutant comme un épisode lambda, on craint pendant un certain moment que ce special ne soit consacré qu'à Nana et à la vie de la maisonnée mais, heureusement, il n'en est rien puisqu'un flash-back des plus intéressants, mettant en scène Lucy et une amie d'enfance, vient mettre en lumière et résoudre un mystère non résolu dans la série TV.

Une fois de plus le contraste entre la vie paisible menée à présent par Lucy et son passé tragique est saisissant. On est heureux de retrouver l'ambiance si particulière du titre, lourde et menaçante et les scènes gores, même si ici elles sont moindres, alternent avec des passages emprunts de poésie d'une incroyable beauté. Car Elfen Lied démontre, une fois encore, que des scènes tragiques , si elles sont douloureuses pour les personnages, et le spectateur, peuvent être malgré tout d'une beauté inégalable.

Bref, cet OAV est réussi techniquement et artistiquement car bien dans l'esprit de la série. Seul petit regret, les révélations sont maigres mais cette légère déception s'efface devant le plaisir de retrouver des personnages auxquels on s'est attaché et devant la satisfaction de recevoir un cadeau de la part du staff puisque cet épisode n'est finalement qu'un bonus à la série réalisé pour les fans.

Donc, vous l'aurez compris, si vous avez aimé cette série, vous prendrez plaisir à regarder cet OAV sinon, que faites-vous ici?!

Par Moonworld
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Dimanche 26 avril 2009


Présentation :
Shikabane Hime est une série de 25 épisodes diffusée au Japon du 2 octobre 2008 au 26 mars 2009. Elle fut divisée en 2 saisons lors de sa diffusion puisqu’il y eu Shikabane Hime Aka puis Shikabane Hime Kuro. Dernière création des studios Gainax, on retrouve Masahiko Murata à la réalisation, Chikashi Kubota et Kikuko Sadakata au chara-design. Les génériques et les inserts songs sont interprétés par Angela.

   

Scénario : Décédée dans des circonstances particulièrement douloureuses, Makina Hoshimura est revenue à la vie en tant que Shikabane. Elle est désormais l’un des bras armés de l’organisation du culte Kougon dont la principale mission est d’éliminer les corpses, ces morts-vivants qui hantent le monde des vivants à cause des regrets inhérents à leur mort et dont ils ne parviennent à se débarrasser…

Il est promis à chaque Shikabane qu’elle attendra le paradis une fois qu’elle aura anéanti 108 corpses. Makina est placée sous l’autorité du prêtre Keisei.

   

Avis : Tout simplement la série de l’année 2008. Une œuvre forte et véritablement marquante, à tous les niveaux. Partant d’un pitch de départ assez simple, Shikabane Hime voit son histoire s’étoffer considérablement avec l’arrivée rapide de nouveaux protagonistes. Le spectateur réalise très vite que le culte Kougon cache de lourds secrets et que ses activités ne sont pas toujours très claires. Les révélations se font au compte-goutte et l’on réalise rapidement à quel point la condition des Shikabanes est douloureuse et peu enviable. Les personnages sont tous charismatiques et attachants et le spectateur ne peut qu’être ému devant le sort destiné à ces jeunes filles. A noter également que chacun a de fortes raisons qui le poussent à agir de telle ou telle façon et il est particulièrement difficile de détester un personnage tant le manichéïsme est absent de cette production.

Tous les personnages ont leur histoire personnelle et leurs motivations mais Makina reste l’héroïne et elle est de ce fait davantage mise en avant et développée et ce n’est vraiment pas pour déplaire car elle est simplement admirable ! Depuis Claire, de Claymore, on n’avait vu un personnage féminin de cette trempe, aussi fort et déterminé à accomplir sa vengeance. Son courage et sa hargne force le respect, d’autant qu’elle accepte parfaitement sa condition et sait pertinemment qu’elle n’aura pas le droit à un happy end.

Après le délirant Gurren Lagann, la Gainax a surpris tout le monde en proposant un anime aussi sombre et tragique mais la surprise fut des plus agréables tant cette série est maîtrisée et profonde. On pourra juste déplorer une fin ouverte quelque peu frustrante mais vu le discours tenu tout au long de l’anime et le chemin choisi par Makina à ce moment précis, son sort ne fait aucun doute. Le staff avait peut-être peur d’aller trop loin dans le tragique et préféra opter pour un final pudique mais néanmoins percutant.

Niveau technique, la réalisation est de haute volée et très inspirée et le chara-design agréable. On peut noter une petite baisse de qualité sur certains épisodes mais rien de dramatique. Je voudrais saluer le travail accompli par Nana Akiyama, la doubleuse de Makina, qui est extraordinaire de justesse. Par son jeu tout en retenu, elle arrive parfaitement à faire ressentir au spectateur la colère et le désespoir qui consument un peu plus chaque jour Makina et cela donne la chair de poule !

Enfin, les chansons signées Angela sont très réussies et bien dans le ton de la série, superbe de mélancolie.

En résumé, Shikabane Hime est un gros coup de cœur, une série à ne manquer sous aucun prétexte. Elle est du calibre de celles qui font aimer et croire en l’animation japonaise, ni plus, ni moins.

   

Et pour vous donner une idée du style graphique de la série, voici son excellent opening signé Angela :

Par Moonworld
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Dimanche 26 avril 2009


Présentation :
Mai-Hime est une série de 26 épisodes créée par un collectif issu de Sunrise déjà à l'origine de séries prestigieuses comme Escaflowne, Cowboy Bebop ou Witch Hunter Robin et se dénommant Hajime Yatate. Avec Hirokazu Hisayuki au chara-design et Yuki Kajiura aux musiques, Mai-Hime fut diffusée du 30 septembre 2004 au 31 mars 2005.

   

Scénario : En route vers sa nouvelle école, Mai Tokiha va sauver la vie de Mikoto Minagi, une jeune écolière trouvée presque noyée. En lui faisant du bouche à bouche, Mai découvre que la jeune fille a la même marque de naissance qu'elle. Cette jeune fille est d'ailleurs accompagnée d'une grande épée à deux mains qu'elle refuse de laisser. Mai va également faire la connaissance de deux autres élèves de sa future école, Yuuichi Tate et Shiho Munakata. Alors qu'ils sont en train de discuter tranquillement, ils sont interrompus par un membre de l'équipage à aller rendre visite au capitaine qui souhaite les remercier personnellement de leur sauvetage...

 

Avis : Sortie en grande pompe par Sunrise, Mai-Hime était censée être la nouvelle bombe du studio. Elle ne remplit malheureusement pas complètement les objectifs qui lui furent assignés. Partant d’un scénario simple au début mais qui se révéla rapidement d’une efficacité redoutable, dotée d’une réalisation technique impeccable, d’un chara-design séduisant et proposant une galerie de personnages hauts en couleurs, Mai-Hime séduit d’emblée le spectateur.

L’histoire accrocheuse tient en haleine, les personnages sont très rapidement attachants et l’ensemble est très agréable à l’œil. Débutant comme une comédie scolaire matinée de fantastique et faisant la part-belle aux scènes d’action spectaculaires, la série va vite basculer dans la tragédie la plus pure, poétique, crédible et efficace. Toutes les scènes alors burlesques, dont certaines sont devenues complètement cultes, vont alors céder le pas à des scènes tragiques fortes, d’une incroyable beauté et qui firent forte impression lors de la première diffusion. Il est évident que les compositions de la talentueuse Yuki Kajiura n’y sont pas étrangères. En effet, nombre des BGMs qu’elle a composées pour cette série sont à présent de grands classiques.

Outre son scénario et sa réalisation impeccable, l’autre grande force de cet anime est sans nul doute sa galerie de personnages tous ultra charismatiques. En effet, il y en a pour tous les goûts et chacun trouvera aisément et rapidement sa hime favorite. Néanmoins, certains protagonistes se détachent du lot et joueront un rôle prépondérant dans l’histoire. A noter que l’on retrouve dans cette série le couple shoujo-ai sans doute le plus connu et le plus apprécié. Ces deux personnages sont d’ailleurs les plus populaires de la série et sont encore aujourd’hui une véritable source d’inspiration pour les auteurs de doujinshis et de fanfictions.

Après avoir lu ce constat élogieux vous vous dites que Mai-Hime est un chef-d’œuvre et qu’il faut absolument le voir. Oui, Mai-Hime est une excellente série mais elle ne restera à jamais qu’une bonne série. En effet, tout le climax tragique qui est développé et entretenu avec beaucoup de talent tout au long de la deuxième moitié de la série se voit retomber comme un soufflet lors du 26e et ultime épisode. En effet, ce final grotesque et niaiseux déçut, à juste titre, l’immense majorité des spectateurs et empêcha la série d’accéder au panthéon des chef-d’œuvres de l’animation japonaise. Un beau loupé donc signé Sunrise qui reste, encore à ce jour, inexpliqué. Néanmoins, que cela ne vous gâche pas le plaisir de suivre les excellent 25 premiers épisodes, ils le valent bien !

   
Par Moonworld
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