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Lundi 18 mai 2009


Présentation :
Metal Gear Solid (MGS) est un
jeu d'infiltration créé par Hideo Kojima pour Konami, sorti en 1998 sur PlayStation. C'est le troisième opus de la série Metal Gear.



Scénario : En février 2005, pendant un exercice sur l'île de Shadow Moses près des côtes de l'Alaska, un groupe de soldats génétiquement modifiés, les « soldats génomes », sous le commandement de l'unité Fox Hound se rebellent et prennent le contrôle des installations nucléaires. Le leader de la rébellion, Liquid Snake menace la Maison Blanche d'un tir nucléaire si les restes de Big Boss, le plus grand soldat du XXe siècle, et un milliard de dollars ne leurs sont pas remis. À la demande du secrétaire à la défense, Roy Campbell, un ancien commandant de l'unité Fox Hound revient de sa retraite et demande l'aide de Solid Snake, un soldat d'élite, spécialiste de l'infiltration et ancien membre de Fox Hound, pour sauver les otages et éliminer la menace nucléaire. Solid Snake doit infiltrer le complexe aidé à distance par une équipe de spécialistes composé de Roy Campbell, Mei Ling, Naomi Hunter, Nastasha Romanenko et Master Miller.




Avis : La sortie de Metal Gear Solid en France, et dans le monde, fut un événement. Premier véritable jeu d’infiltration en trois dimensions, les joueurs furent saisis par sa qualité technique, son gameplay riche et novateur, son scénario complexe et surtout ses personnages profondément humains. En effet, ce qui saisit d’entrée de jeu est son level design riche et complexe, l’IA des PNJ réussie, surtout pour l’époque, et ses graphismes d’une rare finesse pour la Playstation. Au fur et à mesure de l’avancée dans le jeu, c’est la complexité du scénario et sa pertinence qui étonne le joueur. Metal Gear Solid est une œuvre de science-fiction intelligente et mâture dont le monde est étrangement similaire au notre et dont les événements pourraient très bien avoir lieu à notre époque. A la frontière entre la science-fiction et l’anticipation, on rencontre dans cette œuvre des protagonistes tous attachants même s’ils versent dans le terrorisme. En effet, ils ont tous leur passé, plus ou moins douloureux, et leurs motivations d’agir ainsi. Ils ont fait un choix et comptent s’y tenir, c’est souvent la seule chose qu’il leur reste. Bien loin donc du manichéisme de nombre de jeux vidéos, Metal Gear Solid propose une véritable réflexion sur la loyauté, le devoir, la fatalité, la responsabilité, la culpabilité, l’accomplissement de soi et plus généralement la finalité de la vie. En outre, en fonction des choix du joueur au cours du jeu, deux fins différentes sont disponibles.

Avec une mise en scène cinématographique et une bande-son de grande qualité, Metal Gear Solid convie le joueur à une expérience forte et unique que les opus suivant ne sauront réitérer. Bref, vous l’aurez compris, Metal Gear Solid est un classique du jeu vidéo auquel il faut avoir joué au moins une fois dans sa vie, ni plus, ni moins.




Par Moonworld
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Dimanche 17 mai 2009

 


Présentation :
Hitman 2: Silent Assassin est un
jeu vidéo d'Infiltration à la troisième personne, développé par IO Interactive, sorti sur PC, GameCube, PS2, et XBox, en 2002.

   

Scénario : Hitman 2: Silent Assassin reprend quelques années après la fin du premier opus intitulé Hitman: Codename 47. Après la mort de son créateur, le clone 47 décide de se retirer du monde des tueurs à gages. Réfugié dans une petite chapelle de Sicile, l'ancien nettoyeur s'occupe du jardin de l'Église. Décidé à faire un trait sur son passé, 47 espère commencer une nouvelle vie, épaulé par le Père Vittorio, son premier ami et confident. Mais un jour, un certain Sergeï Zavoratko, terroriste international et frère d'Arkadij Jegorov (alias "Boris" du premier volet), s'intéresse à une partie des activités de son défunt cadet et découvre l'existence de 47. Séduit par son style, le criminel décide d'utiliser le tueur pour servir ses propres intérêts.

   

Avis : Ce qui frappe d’emblée dans Hitman 2 est sa musique et son personnage principal. En effet, la bande originale composée par Jesper Kyd et interprétée par l’orchestre philarmonique de Budapest est tout simplement monumentale et colle très bien à l’ambiance du titre, à la fois sombre et spectaculaire. Ensuite, le héros du jeu, le fameux n°47, a un charisme et une présence peu commune. Peu de personnages de jeux vidéos peuvent se targuer de dégager une telle aura à l’écran et d’exercer une véritable fascination sur le joueur. 47 est doté d’un sang froid à toute épreuve  et accomplit toujours des missions réputées impossibles avec classe et maîtrise. Difficile donc de ne pas aduler un personnage qui est un peu au meurtre ce que James Bond est à l’espionnage, une légende. Le scénario n’est pas en reste car tout en étant assez simple il promet son lot de surprises distillées tout au long de l’aventure et se conclut sur un final percutant car riche de sens.

Au niveau purement technique, les graphismes sont beaux et tirent bien partie de la puissance de la PS2 avec un level design riche et complexe et pas de bug de collisions, ce qui est assez rare pour être souligné. Le gameplay est très bien pensé. 47 dispose d’un panel de mouvements tout à fait appréciable et son maniement est fluide et agréable même s’il requiert un petit temps d’adaptation. Les missions sont riches et variées et font voir du pays car elles se déroulent aux quatre coins du monde et proposent leur lot d’énigmes et de morceaux de bravoure. Stratégie, patience, sang froid et réactivités seront les qualités requises pour terminer chaque mission qui peut être abordée de multiples façons. Le joueur est libre d’exécuter son contrat comme il le désire. Il est d’ailleurs à noter que la particularité des jeux de la license Hitman est le plaisir avec lequel le joueur tue sa cible. Satisfaction du travail bien fait ou fantasme d’incarner un personnage incomparablement classe ? Mystère, mais ce qui est sûr est que Hitman 2 : Silent Assassin procure un plaisir bien coupable au joueur.

Enfin, j’ajouterai que la durée de vie est très honorable, voire conséquente pour ce type de jeu est le doublage français est de bonne facture. Une vraie performance qui sied bien à un jeu de cette qualité. Bref, vous l’aurez compris, Hitman 2 : Silent Assassin est une référence du genre à essayer de toute urgence pour peu qu’on ne soit pas totalement réfractaire au genre infiltration.

   

Et pour vous donner une idée de l'ambiance du titre, voici une petite vidéo :

Par Moonworld
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Samedi 31 janvier 2009


Présentation : Silent Hill 2 est un jeu vidéo d'action-aventure de type survival horror développé par Konami CE Tokyo et sorti en 2001 sur PlayStation 2. Le jeu a été porté sur Xbox dans une version sous-titrée Inner Fears et a été réédité dans une version director's cut sur PlayStation 2 et Windows en 2002. Le jeu fait partie de la série Silent Hill.



Scénario : Sur une aire de repos, aux portes de Silent Hill, James Sunderland s'interroge. Comment sa femme, Mary, morte il y a trois ans,  a-t-elle bien pu lui faire parvenir une lettre ? "Rejoins-moi dans notre lieu à nous." Qu'est-ce que cela peut vouloir dire ? La confusion et le malaise règnent dans son esprit. James est désormais à la croisée des chemins. Pour découvrir la vérité, il devra s'enfoncer dans l'épais brouillard de la ville et surmonter les cauchemars innommables qui l'habitent.



Avis : Il existe des jeux qui laissent une trace indélébile dans le cœur des joueurs car ils proposent une aventure marquante, inoubliable. Silent Hill 2 en fait immanquablement parti.

Proposant une relecture du mythe d’Orphée, Silent Hill 2 permet au joueur d’incarner James Sunderland qui décide d’arpanter la ville de Silent Hill afin de retrouver sa femme, censée s’y trouver. Ce que James ne sait pas, c’est que cette petite bourgade des Etats-Unis est devenue une anti-chambre de l’enfer. En effet, la ville est dans un état de décrépitude avancé et elle est peuplée de monstres et autres êtres étranges. En outre, il fera également la rencontre de gens en rupture de galère, venus s’échouer à Silent Hill afin de trouver une réponse à leurs questions ou tout simplement de se retrouver. Néanmoins, on peut se demander si ce ne sont pas les humains, en fin de compte, qui ne sont pas les plus dangereux dans un tel contexte.

La grande force de ce jeu est son parti-pris esthétique tout simplement grandiose. La ville de Silent Hill est constamment engluée dans un brouillard épais qui rend sa découverte angoissante et oppressante. Le jeu bénéficie d’un grain d’image bien particulier, et cher à la série, qui lui donne une identité propre. Doté de scènes cinématiques magnifiques de réalisme et très inspirées ainsi que de graphismes impeccables, ce Silent Hill attire le joueur malgré un gameplay toujours un peu trop raide, même si un gros effort a été fait par rapport au précédent volet. La bande-son, remarquable, signée Akira Yamaoka instaure une ambiance propre à ce titre et renforce le potentiel horrifique et dramatique de chaque scène. Les monstres, quant à eux, font parti d’un bestiaire que n’aurait pas renié Freud puisqu’ils ont été créés en se basant sur les peurs les plus primitives de chacun, les peurs freudiennes. Difficile donc de ne pas éprouver de malaise, d’angoisse, de peur quand on en croise un.

Mais Silent Hill 2 ce n’est pas qu’un Survival Horror très réussi et à l’ambiance particulièrement inspirée. C’est avant tout une expérience personnelle qui vaut la peine d’être vécue au moins une fois dans sa vie. Le jeu d’Akira Yamaoka laisse une trace indélébile dans le cœur du joueur qui en ressort changé après l’avoir terminé. En effet, James parcourt les enfers à la recherche de sa défunte femme mais ceux-ci sont nés directement de son subconscient. Ses peurs, ses angoisses, ses pulsions les plus inavouables et surtout sa culpabilité se matérialisent de façon monstrueuse dans chaque rue, chaque bâtiment de la ville. Confronté à ses propres démons de la manière la plus crue qui soit, James n’aura de cesse de les affronter afin d’atteindre son but et ainsi avancer dans son existence placée depuis un certain temps en stand-by. Et c’est le joueur qui décidera de l’avenir du héros puisque chaque choix fait dans le jeu aura une répercussion sur la fin. Une idée judicieuse des développeurs donc pour pousser le joueur à retenter l’expérience afin de voir les différents finals proposés.

Vous l’aurez compris, il y a beaucoup à dire sur ce titre qui est, en tout point, une réussite. Assez de longs discours, le meilleur moyen de se faire une opinion sur ce grand classique est d’y jouer !


 

Le minimum que je puisse faire pour vous donner envie de vous essayer à ce monument du jeu vidéo est que je vous propose de voir l’excellente ouverture.

Par Moonworld
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Vendredi 12 septembre 2008



Présentation : Sorti en 1999, Final Fantasy VIII a eu à sa sortie la lourde tache de prendre la relève de Final Fantasy VII, déjà considéré à son époque comme un jeu culte. Avec toujours Nobuo Uematsu aux musiques, Yoshitaka Amano aux illustrations, Yoshinori Kitase à la réalisation, Tetsuya Nomura au chara-design et Sakaguchi à la production. Bref, pas de changement de staff mais une sacrée révolution dans le système de jeu.

 



Histoire : L'université de Balamb Garden est reconnue dans le monde entier pour former une prestigieuse élite de combattants nommé les Seeds. Squall Leonheart, un jeune homme de 17 ans plutôt taciturne, est sur le point de finir ses études et de recevoir le fameux titre de Seed. Sa dernière mission l'envoie avec d'autres élèves à Dollet. Ce petit pays, qui se trouve de l'autre côté de l'océan, a récemment été envahi par la puissante armée de Galbadia, une république qui s'apparente davantage à une dictature depuis l'arrivée au pouvoir de Winzer Deling. Mais la mission de Squall et de ses camarades se termine d'une manière imprévue et ne préfigure que le début d'un conflit mondial. Pourquoi Galbadia veut remettre en service la station émettrice de Dollet ? Les questions se feront plus nombreuses encore alors que l'intrigue avancera. Ce n'est que le début d'une aventure hors du commun.



Avis : « Final Fantasy VIII : l’aventure de votre vie ». Ce slogan publicitaire m’avait marquée en 1999 tant il représente pour moi ce que fut ce Final Fantasy VIII. Avec des personnages étudiants dans lesquels on se retrouve aisément quand on est jeune, un univers moderne à la fois dépaysant et familier, un système de combat intuitif et aisé à prendre en main, un design général séduisant, et de sublimes graphismes pour l’époque, ce FF a tout pour plaire. Je me souviendrais toujours la claque graphique que je me suis prise avec ce titre. Ses cinématiques sublimes et remarquablement mises en scènes n’ont à mes yeux pas d’équivalent actuellement tant elles sont bourrées de bonnes idées. Le scénario est riche et captivant pour peu qu’on fasse l’effort de se pencher dessus pour le comprendre pleinement. Les personnages sont profondément humains et évidemment certains plaisent et d’autres logiquement agaçent mais une chose est sûre, ils sont tous charismatiques et crédibles. On est loin des clichés lourds qu’on nous ressert trop souvent, surtout dans ce genre. Bref, un titre original et atypique qui est une vraie bouffée d’air frais. Dommage que les autres RPGs n’aient pas les mêmes prétentions ! Une vraie aventure épique assurément à vivre !

Par Moonworld
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Jeudi 24 juillet 2008


Présentation : 2000 est l’année qui voit l’arrivée en France d’un monument du jeu vidéo : Shenmue. Né de l’imaginaire fertile du talentueux Yu Suzuki, Shenmue a révolutionné le jeu vidéo en posant les bases de tous les futurs GTA likes. Véritable tour de force technique pour l’époque (le jeu était sorti au Japon un an plus tôt), ce titre a laissé une marque indélébile dans le cœur de tous les joueurs qui l’ont essayé et cela était amplement justifié tant le cahier des charges était rempli.

Histoire : Japon, fin du mois de novembre 1986. Le joueur incarne Ryo Hazuki, le jeune fils impétueux d'Iwao Hazuki, un maître en arts martiaux. Alors qu’il revient tranquillement chez lui, Ryo assiste impuissant à l'assassinat de son père par un mystérieux homme habillé en costume traditionnel chinois. Le choc passé, Ryo décide de venger coûte que coûte son père et de retrouver Lan Di, son assassin. De là démarre une enquête policière minutieuse qui fera voyager le joueur dans tout Yokosuka.

Avis : Shenmue a révolutionné le jeu vidéo à de nombreux égards. Tout d’abord, il y a cette nouvelle façon de jouer. Désormais le joueur est libre de tous ses mouvements. Il peut décider de démarrer sa journée par un petit déjeuner, par le rangement de sa chambre ou l’inspection de sa maison. Il peut également discuter avec son entourage ou passer des coups de fils. Une fois sorti de la maison familiale, les possibilités sont quasi infinies et comme dans la vie réelle, vous faites ce que vous voulez ! Vous pouvez enquêter pour faire avancer le scénario ou flâner dans les rues. Les activités sont multiples : discuter, jouer, se promener, faire des achats, passer des coups de fil, écouter de la musique, apprendre des nouveaux mouvements d’arts martiaux, aller consulter une voyante…Cette liberté d’action, jusqu’alors inconnue, a contribué à la grande notoriété de ce jeu mais il n’y a pas que cela. Le fait de jouer en temps réel, les QTE (Quick Time Events) et le système Magic Weather ont aussi beaucoup fait pour ce titre. A présent, le joueur participe en temps réel à la journée de Ryo Hazuki, avec un système météo aléatoire qui fera qu’aucun joueur jouant au même moment aux quatre coins du monde n’aura le même temps. Les QTC ont, quant à eux, apporté un véritable dynamisme dans ce RPG. Il est question d’arts martiaux et de traditions ancestrales asiatiques dans Shenmue, des thèmes atypiques pour un RPG. Ryo entame un véritable parcours initiatique qui l’aidera à venger son père. Approche originale donc pour un RPG dont le scénario est certes classique mais complètement universel et il permet de faire découvrir au joueur occidental toute la beauté et la noblesse de la culture asiatique. Marqué par des personnages forts et charismatiques, un gameplay ergonomique et bien pensé, un scénario mis en valeur par une réalisation de haut niveau et animé d’un grand lyrisme, l’œuvre de Yu Suzuki est une grande réussite.

Difficile de ne pas écrire des pages et des pages sur ce jeu qui a tant marqué le cœur de ceux qui s’y sont essayé. Le sujet est vaste et synthétiser n’est pas simple, sachez seulement que Shenmue est une expérience que tout joueur se doit d’avoir accompli dans sa vie. Et si vous n’avez pas de Dreamcast, eh bien, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Vous ne le regretterez pas ;)

Par Moonworld
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Présentation

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